
À l’ouverture de l’année scolaire, le regard porté sur l’école se durcit dans une large partie de la population.
Les familles, les enseignants et les enfants retrouvent les salles de classe ce mardi 1er septembre. Dans ce contexte, une enquête menée par l’institut CSA révèle une inquiétude très forte sur les connaissances acquises durant la scolarité. Les résultats montrent aussi que cette perception s’est dégradée par rapport à la rentrée précédente.
Une confiance très faible dans les acquis scolaires
Selon cette étude réalisée pour plusieurs médias, seule une petite minorité des personnes interrogées considère que les enfants scolarisés affichent de bons résultats. Elles sont 7 % à partager cet avis.
La moitié des répondants qualifie la situation de moyenne. Une part presque aussi importante, 43 %, porte un regard nettement plus sévère et évoque une situation mauvaise. Au total, 93 % des adultes consultés n’accordent donc pas une appréciation positive aux acquis scolaires.
Sept personnes sur cent seulement portent un jugement favorable sur la qualité des apprentissages à l’école.
Cette photographie de l’opinion intervient alors que l’institution scolaire fait face à plusieurs difficultés : pénurie d’enseignants dans certains territoires, remplacement des absents, hétérogénéité des classes, difficultés de lecture ou de calcul, tensions autour de l’orientation. Ces sujets nourrissent régulièrement les discussions entre parents, professeurs et élus locaux.
Un jugement qui se dégrade en douze mois
Le mouvement paraît limité sur la part des répondants satisfaits. Lors de la rentrée 2025, ils étaient 8 % à estimer les acquis scolaires bons, contre 7 % cette année. L’écart semble faible, mais il confirme l’absence de regain de confiance.
Le changement est plus visible chez les personnes très critiques. Leur part atteint désormais 43 %, alors qu’elle se situait à 36 % un an plus tôt. En douze mois, le jugement négatif a ainsi gagné sept points.
| Appréciation des acquis scolaires | Rentrée 2025 | Rentrée 2026 |
|---|---|---|
| Bons | 8 % | 7 % |
| Mauvais | 36 % | 43 % |
Cette évolution peut aussi traduire une inquiétude générale envers le système éducatif. Les résultats aux examens, les comparaisons internationales et les débats sur les programmes contribuent à façonner cette impression. Un indicateur a marqué les esprits : le taux de réussite au diplôme national du brevet est passé de 85,5 % en 2025 à 81,6 % en 2026.
La fermeture de plusieurs centaines d’établissements en moins de deux ans, liée en partie à la baisse démographique dans certaines zones, alimente également le sentiment d’un service public fragilisé. Ces fermetures ne renseignent pas à elles seules sur la qualité de l’enseignement, mais elles peuvent être perçues comme le signe d’un recul.
Les femmes se montrent plus sévères
L’étude fait ressortir un écart entre femmes et hommes. Parmi les femmes interrogées, 6 % seulement évaluent positivement les acquis scolaires. Chez les hommes, cette proportion atteint 9 %.
Ce décalage peut s’expliquer par des expériences familiales différentes, notamment lorsque les parents suivent les devoirs, les échanges avec les enseignants ou les difficultés d’orientation. L’enquête ne permet pas, à elle seule, d’identifier la cause précise de cet écart. Elle montre en revanche que la défiance concerne tous les profils.
Les moins de 35 ans sont moins critiques
L’âge joue aussi sur le regard porté sur l’école. Les adultes de moins de 35 ans sont 14 % à attribuer une appréciation positive aux acquis scolaires. Cette proportion tombe à 9 % chez les 35-49 ans, puis à seulement 2 % chez les personnes âgées de 50 ans ou plus.
- 14 % des moins de 35 ans portent un avis favorable ;
- 9 % des 35-49 ans partagent cette opinion ;
- 2 % des personnes de 50 ans ou plus se montrent positives.
Les générations les plus âgées comparent parfois l’école actuelle avec leurs propres souvenirs de classe. Elles peuvent aussi être davantage exposées aux débats publics sur la baisse supposée des exigences, l’orthographe ou la maîtrise des fondamentaux.
Des écarts selon la situation sociale et les opinions politiques
Les personnes sans activité professionnelle se montrent particulièrement critiques : 96 % d’entre elles n’accordent pas d’appréciation favorable aux acquis scolaires. À l’inverse, les catégories populaires apparaissent un peu moins sévères, avec 11 % de jugements positifs.
Le positionnement politique entraîne lui aussi des différences. À gauche, 14 % des répondants portent un avis favorable, avec un taux plus élevé parmi les sympathisants de La France insoumise. Cette part descend à 6 % au centre et à 7 % à droite. Chez les sympathisants du Rassemblement national, elle atteint 2 %.
Le scepticisme traverse toutes les sensibilités politiques, même si son intensité varie fortement d’un électorat à l’autre.
Le terme « acquis scolaires » recouvre plusieurs réalités : lire avec fluidité, écrire sans erreurs bloquantes, comprendre un texte, maîtriser les opérations de base ou raisonner face à un problème. Une perception négative peut viser l’un de ces domaines, sans signifier que chaque enfant rencontre les mêmes difficultés.
Pour les familles, le suivi régulier reste un outil concret : consulter le travail demandé, échanger tôt avec l’enseignant lorsqu’une difficulté s’installe et encourager la lecture quotidienne peuvent aider à éviter qu’un retard ne s’accumule. Une difficulté repérée en primaire se corrige souvent plus facilement lorsqu’elle est accompagnée rapidement.
L’enquête a été menée en ligne les 25 et 26 juin auprès de 1 011 adultes, selon la méthode des quotas. Ce procédé vise à constituer un échantillon reflétant les grandes caractéristiques de la population, notamment l’âge, le sexe, la catégorie sociale et la zone de résidence.

Je suis Pauline Roussel, journaliste culinaire et consultante en arts de la table depuis plus de quinze ans. Diplomee en management de l’hotellerie-restauration a l’Institut Paul Bocuse et ancienne critique gastronomique pour un guide regional Gault&Millau, j’ai explore cuisines de terroir et tables etoilees. Mon travail m’a menee des bistrots parisiens aux auberges familiales italiennes, avec une attention particuliere pour le lien entre gastronomie, voyage et art de recevoir a la maison. Je partage ici mes experiences concretes, mes methodes d’organisation et mes adresses preferees pour aider chacun a cuisiner mieux et accueillir avec confiance.
L’article À la rentrée 2026, 93 % des adultes interrogés doutent des acquis scolaires : ce chiffre progresse depuis un an est apparu en premier sur Keops-ingenierie.fr.