
En Allemagne, une formule de politesse apparemment anodine peut donner une impression peu professionnelle dans un échange de travail.
Dans un article publié le 25 mars 2026, le média allemand Arabella, consacré notamment à la vie professionnelle, relaie les conseils d’Elisabeth Bonneau, experte en savoir-vivre. Elle invite les salariés à choisir avec soin les derniers mots de leurs courriels, surtout lorsqu’ils écrivent à un responsable, un client ou un interlocuteur qu’ils connaissent peu.
Une formule jugée imprécise dans un cadre professionnel
La fin d’un courriel ne se limite pas à une simple signature. Elle donne une tonalité au message et peut confirmer, ou fragiliser, l’impression laissée par le reste de l’échange. Une demande claire et polie peut sembler trop familière si elle s’achève par une formule mal adaptée au destinataire.
Elisabeth Bonneau s’est exprimée auprès du magazine d’information allemand Welt sur l’expression traduite par « Meilleures salutations ». Selon elle, cette tournure ne convient pas à un contexte professionnel formel.
« Les meilleures salutations n’existent pas, tout comme les bonnes salutations n’existent pas », estime Elisabeth Bonneau.
L’experte déconseille aussi les formules traduites par « salutations affectueuses » ou « salutations chaleureuses » lorsque la relation reste strictement professionnelle. Elles peuvent convenir entre personnes proches, mais elles ne constituent pas un choix neutre face à un client ou à une hiérarchie.
Elle prévoit une exception : une personne peut reprendre une formule plus chaleureuse si son interlocuteur a lui-même conclu son précédent message de cette manière. Dans ce cas, le ton de l’échange est déjà installé et la réponse s’inscrit dans la même relation.
Le contexte compte autant que les mots
Un même courriel n’appelle pas la même formule selon son objet. Un premier contact, une candidature, une relance de facture ou une demande adressée à un service externe réclament généralement davantage de retenue. À l’inverse, une équipe qui travaille ensemble depuis longtemps peut adopter une communication plus directe.
Arabella rappelle que les formules amusantes se multiplient sur les réseaux sociaux. Elles cherchent souvent à personnaliser le message et à créer une connivence. Ce choix peut pourtant être mal compris lorsqu’il sort du cadre amical.
Une touche d’humour ne produit pas le même effet auprès d’un collègue proche et auprès d’un responsable ou d’un client. Elle peut distraire du sujet, sembler forcée ou faire douter du sérieux accordé à la demande. L’experte recommande donc de réserver ce type de clôture aux collègues avec lesquels existe déjà une relation amicale.
Les situations qui appellent à la prudence
- Un premier échange avec un client ou un fournisseur ;
- Un message adressé à une direction ou à une administration ;
- Une candidature ou une demande de rendez-vous ;
- Une réclamation, une relance ou une réponse portant sur un dossier sensible ;
- Un courriel envoyé à plusieurs personnes dont on ne connaît pas les habitudes.
Dans ces cas, une formule conventionnelle évite de donner au destinataire l’impression d’une proximité qui n’existe pas. Elle permet aussi de maintenir une cohérence entre l’objet, le contenu et la signature.
Des alternatives simples selon la relation
Le média allemand cite plusieurs pistes pour conclure un message sans prendre de risque inutile. La formule équivalente à « Cordialement » reste la plus sobre. Elle ne dit rien de personnel, mais signale une distance polie et professionnelle.
Les équivalents de « Bien à vous » ou « Amicalement » exigent un peu plus d’attention. Ils s’adressent plus naturellement à un collègue ou à une personne avec laquelle les échanges ont déjà gagné en familiarité. Pour un tout premier message commercial, une formule plus neutre paraît préférable.
Une salutation faisant référence au temps ensoleillé peut également fonctionner après plusieurs échanges, d’après les recommandations relayées par Arabella. Elle suppose tout de même que le contexte s’y prête. Une formule liée à la météo peut paraître étrange ou ironique si elle ne correspond pas aux circonstances.
Dans le doute, une formule classique protège la clarté du message et la relation professionnelle.
Il est aussi possible de terminer par un souhait simple : souhaiter une bonne journée, une bonne fin de journée ou un bon week-end. Cette attention peut clore un échange après une réponse définitive ou après le traitement d’une demande. Elle ne remplace pas forcément une formule de salutation, mais peut l’accompagner ou suffire dans une conversation déjà bien établie.
Quelle pratique en France ?
En France, aucune règle juridique n’impose une formule précise pour finir un courriel professionnel. Il s’agit d’un usage de correspondance. « Cordialement » reste une option très répandue, notamment dans les relations avec une entreprise, une administration ou une personne inconnue.
Le choix dépend avant tout de la relation entre l’expéditeur et le destinataire. « Bien cordialement » peut marquer une politesse un peu plus appuyée. « Bien à vous » et « Amicalement » suggèrent souvent une relation moins distante. Dans un message formel, la cohérence demeure le repère le plus sûr : une formule chaleureuse après un courrier très administratif peut créer un décalage.
Les échanges professionnels français suivent aussi une logique progressive. Au premier contact, un ton neutre permet à chacun de fixer son niveau de proximité. Lorsque les réponses deviennent régulières et que le destinataire emploie un ton plus personnel, la formule peut évoluer naturellement.
Une signature claire évite les malentendus
La formule de fin n’est qu’un élément du courriel. Une signature lisible facilite aussi la réponse, surtout avec un interlocuteur extérieur à l’entreprise. Elle peut comporter le prénom, le nom, la fonction et les coordonnées utiles, sans multiplier les informations inutiles.
Avant l’envoi, quelques vérifications suffisent souvent : le destinataire est-il bien le bon, la demande est-elle explicite, les éventuelles pièces jointes sont-elles présentes, et la formule finale correspond-elle au niveau de formalité du message ? Ces réflexes réduisent le risque d’un message trop abrupt, trop familier ou ambigu.
Dans une longue conversation par courriel, il n’est pas toujours nécessaire de répéter une formule développée à chaque réponse. Une signature courte peut suffire lorsque les interlocuteurs échangent plusieurs messages dans la même journée. En revanche, dès qu’un nouveau participant rejoint la discussion ou qu’une demande formelle est formulée, retrouver une clôture plus classique aide à rétablir un cadre professionnel.

Je suis Pauline Roussel, journaliste culinaire et consultante en arts de la table depuis plus de quinze ans. Diplomee en management de l’hotellerie-restauration a l’Institut Paul Bocuse et ancienne critique gastronomique pour un guide regional Gault&Millau, j’ai explore cuisines de terroir et tables etoilees. Mon travail m’a menee des bistrots parisiens aux auberges familiales italiennes, avec une attention particuliere pour le lien entre gastronomie, voyage et art de recevoir a la maison. Je partage ici mes experiences concretes, mes methodes d’organisation et mes adresses preferees pour aider chacun a cuisiner mieux et accueillir avec confiance.
L’article Une experte révèle : pourquoi vous ne devriez jamais terminer un e-mail par « Meilleures salutations » est apparu en premier sur Keops-ingenierie.fr.