
En Espagne, un coiffeur alerte sur les résidus accumulés avant une coloration, susceptibles de compromettre l’uniformité du résultat.
Publié le 12 septembre 2026 par un média espagnol dont le nom n’apparaît pas dans l’extrait fourni, l’article relaie les conseils de Víctor del Valle, coiffeur installé à Séville. Fort de plus de vingt ans d’expérience, il distingue la protection naturelle du cuir chevelu de l’accumulation de produits cosmétiques sur les cheveux.
Les cheveux sales ne réagissent pas tous de la même façon
L’idée selon laquelle une coloration tiendrait forcément mieux sur une chevelure non lavée reste très répandue. Elle repose en partie sur une réalité : le sébum naturellement produit par le cuir chevelu peut constituer une légère protection lors de certains procédés. Pour autant, cette précaution ne signifie pas qu’il faut arriver au salon avec plusieurs jours de résidus sur les longueurs.
Víctor del Valle invite à faire la différence entre des cheveux lavés la veille ou l’avant-veille et une chevelure saturée. Huiles, sérums, poudres absorbantes, laques et autres produits coiffants peuvent se déposer sur la fibre capillaire. Cette accumulation risque de former un film qui gêne le contact entre le produit colorant et le cheveu.
« Aller chez le coiffeur avec les cheveux très sales peut rendre plus difficile l’absorption de la coloration », prévient Víctor del Valle.
Le professionnel compare cette situation à une surface qu’il faudrait préparer avant de peindre. « Tout devient une couche qui bloque l’action de la coloration. C’est comme essayer de peindre sur une surface graisseuse. Le résultat ne sera jamais bon », explique-t-il.
Dans les faits, le risque évoqué est celui d’une prise moins régulière. Certaines zones peuvent être davantage chargées en produits que d’autres, notamment près du cuir chevelu ou sur les longueurs souvent coiffées. Le résultat attendu par la cliente ou le client peut alors être plus difficile à obtenir.
Éviter les extrêmes avant le rendez-vous
Le conseil de Víctor del Valle n’est pas de se présenter avec les cheveux fraîchement lavés à tout prix. Il recommande plutôt de ne pas tomber dans les excès. Une chevelure propre ne signifie pas nécessairement un lavage réalisé quelques heures avant le rendez-vous, tandis que des cheveux non lavés ne doivent pas être recouverts de résidus.
« Il ne s’agit pas d’arriver avec les cheveux tout juste lavés, mais pas non plus avec le cuir chevelu saturé », explique le coiffeur sévillan.
Selon lui, attendre un ou deux jours après le dernier lavage peut convenir dans de nombreuses situations. Cette indication reste générale. La texture du cheveu, l’état du cuir chevelu, les habitudes de coiffage et la technique prévue au salon peuvent faire varier la préparation nécessaire.
Les produits à modérer avant une coloration
Les jours précédant une visite chez le coiffeur, le spécialiste conseille de réduire l’usage de produits qui laissent facilement un dépôt. Cette précaution peut faciliter le travail du professionnel et l’application de la coloration.
- Les shampoings secs, qui peuvent laisser des poudres sur le cuir chevelu et les racines ;
- Les huiles capillaires appliquées en quantité sur les longueurs ;
- Les sérums de finition, souvent utilisés pour lisser ou faire briller ;
- Les fixateurs et vaporisateurs coiffants ;
- Les soins sans rinçage susceptibles d’alourdir la fibre.
Il ne s’agit pas de bannir ces produits de la routine. L’enjeu est de ne pas les multiplier juste avant une prestation de coloration, sans savoir quel protocole le salon a prévu.
Coloration alcaline ou acide : une préparation différente
Víctor del Valle souligne qu’il faut aussi tenir compte du type de coloration choisi. « S’il s’agit d’une coloration alcaline, il vaut mieux se colorer les cheveux lorsqu’ils sont sales, et s’il s’agit d’une coloration acide, lorsqu’ils sont propres », indique-t-il.
Cette distinction explique pourquoi une règle unique ne peut pas convenir à toutes les situations. Les produits et les techniques employés ne recherchent pas tous le même effet. Une coloration peut viser une couverture, un changement de tonalité, un entretien de la couleur ou un résultat plus discret. Le coiffeur doit aussi prendre en compte les cheveux déjà colorés, sensibilisés ou traités par d’autres procédés.
Le terme « alcalin » désigne un produit dont les propriétés favorisent l’ouverture de la cuticule, la couche externe du cheveu, afin de permettre l’action de la coloration. À l’inverse, une coloration dite acide correspond à une autre approche technique. Ces procédés n’impliquent donc pas la même préparation, d’où l’intérêt de demander des consignes adaptées avant le rendez-vous.
Ce qu’il faut retenir en France avant une coloration
En France aussi, les salons peuvent donner des recommandations différentes selon la technique envisagée. Un coiffeur reste l’interlocuteur le mieux placé pour indiquer s’il faut laver les cheveux avant le rendez-vous, et à quel moment le faire. Cette consigne dépend du produit choisi et de l’état de la chevelure.
Avant toute coloration, il est utile de signaler les produits récemment appliqués ainsi que les traitements capillaires en cours. Une personne qui utilise fréquemment des huiles, des soins pigmentés ou des produits coiffants peut le préciser dès la prise de rendez-vous. Cela aide le professionnel à anticiper les étapes nécessaires.
Un échange préalable peut éviter une mauvaise surprise
Une demande de coloration ne se limite pas au choix d’une teinte. Le coiffeur doit pouvoir évaluer la base naturelle, les éventuelles colorations antérieures et l’état des longueurs. Des cheveux fortement chargés de produits ne produiront pas forcément le résultat attendu, même avec une nuance correctement choisie.
Dans le cas d’un cuir chevelu sensible, d’irritations ou d’une réaction passée à un produit colorant, il convient de le signaler avant la prestation. Les produits de coloration peuvent provoquer des réactions chez certaines personnes. Suivre les recommandations du salon et respecter les précautions indiquées par le fabricant reste la démarche la plus prudente.
Pour Víctor del Valle, la préparation idéale tient donc en une formule simple : ne pas chercher à protéger ses cheveux par une accumulation de produits, ni les décaper juste avant une coloration. Le bon moment pour le dernier lavage dépend avant tout de la technique qui sera utilisée au salon.

Je suis Pauline Roussel, journaliste culinaire et consultante en arts de la table depuis plus de quinze ans. Diplomee en management de l’hotellerie-restauration a l’Institut Paul Bocuse et ancienne critique gastronomique pour un guide regional Gault&Millau, j’ai explore cuisines de terroir et tables etoilees. Mon travail m’a menee des bistrots parisiens aux auberges familiales italiennes, avec une attention particuliere pour le lien entre gastronomie, voyage et art de recevoir a la maison. Je partage ici mes experiences concretes, mes methodes d’organisation et mes adresses preferees pour aider chacun a cuisiner mieux et accueillir avec confiance.
L’article Victor del Valle, coiffeur expérimenté, sur la coloration sur cheveux sales : « C’est comme essayer de peindre sur une surface graisseuse », voici pourquoi vos racines n’accrochent pas est apparu en premier sur Keops-ingenierie.fr.