
Au Vietnam, un pianiste britannique a joué devant des ours sauvés d’années de captivité dans des fermes à bile.
La scène s’est déroulée dans un sanctuaire vietnamien d’Animals Asia, une association de protection animale. Le média animalier Daily Dodo rapporte que Rick Wakeman a donné un concert privé à plus de 150 ours recueillis après avoir été détenus dans des fermes à bile.
Un piano face à des ours enfin libres
Dans les sanctuaires d’Animals Asia, au Vietnam et en Chine, des ours rescapés peuvent vivre loin des sévices qu’ils ont subis. L’organisation explique avoir sauvé plusieurs centaines d’animaux au fil des années.
Rick Wakeman, musicien britannique connu pour sa carrière dans le rock, a voulu offrir un moment particulier à ces pensionnaires. Il s’est rendu dans l’un des sanctuaires vietnamiens de l’association avec son piano. Son audience ne ressemblait à aucune autre : plus de 150 ours sauvés des fermes à bile étaient présents.
Le concert avait pour but de célébrer des ours secourus, soignés et réhabilités après leur sortie de captivité.
Au début de la représentation, plusieurs animaux ont écouté à distance. D’autres se sont approchés de l’instrument, visiblement attirés par le son et le mouvement autour du piano. Onze ours, parmi lesquels Georges et Hector, ont même occupé les places les plus proches du musicien.
Selon le récit publié par Daily Dodo, ils ont observé attentivement Rick Wakeman pendant qu’il jouait. L’artiste a décrit ce rendez-vous comme un projet qu’il espérait réaliser depuis longtemps.
Un lien ancien avec les ours recueillis
Ce concert ne constitue pas le premier engagement de Rick Wakeman auprès d’Animals Asia. Le musicien avait déjà composé et interprété une chanson pour une ourse appelée Dawn. À cette époque, l’animal restait enfermé dans une ferme à bile, dans l’attente de sa libération.
Cette histoire a marqué l’artiste. Il souhaitait depuis pouvoir jouer devant des ours ayant traversé la même épreuve et ayant ensuite rejoint un refuge. Dans une vidéo diffusée par Animals Asia, il explique :
« Nous sommes ici pour célébrer les ours sauvés, ceux qui ont été réhabilités, secourus, pris en charge et sauvés dans ce merveilleux sanctuaire », a déclaré Rick Wakeman.
Après la représentation, il a aussi réagi à l’attention portée par plusieurs animaux à sa musique. « Nous savons que la musique agit sur les humains, alors je sais maintenant qu’elle agit aussi sur les ours », a affirmé le pianiste dans un communiqué de presse relayé par l’association.
Une attention qui ne prouve pas un effet thérapeutique
Les images d’ours proches du piano peuvent frapper les esprits. Elles ne permettent pas, à elles seules, de conclure à un effet médical ou thérapeutique de la musique sur les animaux. Elles montrent en revanche la curiosité de certains pensionnaires envers un stimulus inhabituel dans leur environnement.
Dans un sanctuaire, les équipes peuvent proposer des activités et des aménagements destinés à stimuler les comportements naturels des animaux. Cet enrichissement du milieu peut prendre des formes variées : recherche de nourriture, objets à manipuler, odeurs nouvelles ou modifications des espaces. Le concert de Rick Wakeman s’inscrit dans un moment exceptionnel, organisé autour d’animaux déjà protégés par le refuge.
- Plus de 150 ours ont assisté au concert au sanctuaire vietnamien.
- Onze d’entre eux, dont Georges et Hector, se sont installés près du piano.
- Rick Wakeman avait déjà soutenu l’ourse Dawn avant sa libération.
- Animals Asia gère des sanctuaires au Vietnam et en Chine.
Ce que recouvre l’exploitation de la bile
Les fermes à bile maintiennent des ours en captivité afin de prélever la bile produite par leur vésicule biliaire. D’après Animals Asia, les animaux peuvent rester enfermés pendant des années, parfois durant des décennies, tandis que la bile est extraite de manière répétée.
Cette pratique représente une source de souffrances majeures pour les ours concernés. La captivité prolongée, l’exiguïté des installations et les prélèvements répétés font partie des conséquences décrites par les associations qui organisent leur sauvetage.
Au Vietnam, l’extraction de bile est interdite depuis 2005, rappelle Animals Asia. Pourtant, l’association estime que 125 ours se trouvaient encore dans des fermes à bile dans le pays au moment de la publication de l’article, le 25 septembre 2026. À l’échelle asiatique, elle évoque encore plusieurs milliers d’animaux captifs.
Malgré l’interdiction en vigueur au Vietnam depuis 2005, Animals Asia poursuit ses opérations pour sortir les derniers ours concernés de ces exploitations.
La fin d’une activité interdite ne signifie pas automatiquement la disparition immédiate de tous les animaux détenus. Leur transfert exige des lieux d’accueil adaptés, des soins vétérinaires, des infrastructures sécurisées et des équipes capables de les accompagner sur le long terme. Les sanctuaires ont donc un rôle central après chaque sauvetage.
La situation en France et la protection des animaux
La France ne constitue pas un pays d’élevage d’ours destiné à l’extraction de bile. Pour les animaux sauvages captifs, les règles françaises reposent notamment sur la protection de la faune, l’encadrement des établissements qui accueillent des espèces non domestiques et le contrôle des autorités compétentes.
Le droit français reconnaît aussi les animaux comme des êtres vivants doués de sensibilité dans le Code civil. Cette reconnaissance ne règle pas à elle seule toutes les situations de captivité animale, mais elle constitue un repère juridique dans les débats sur la protection, les soins et les conditions de détention.
Pour un ours sauvé d’une exploitation, le refuge ne se limite pas à un espace clos plus vaste. Les équipes doivent surveiller son état physique, son alimentation et ses réactions face à son nouvel environnement. Certains animaux ont vécu longtemps dans des conditions traumatisantes. Leur réadaptation demande du temps, des soins continus et des installations pensées pour limiter le stress.
Un concert comme symbole d’une autre vie
Le récital organisé au Vietnam n’efface pas les années de captivité vécues par les ours secourus. Il illustre pourtant le changement radical permis par leur arrivée dans un sanctuaire : des animaux autrefois exploités peuvent y évoluer dans un cadre consacré à leur protection.
Pour Rick Wakeman, jouer devant eux avait une portée personnelle, liée à son histoire avec Dawn. Pour Animals Asia, cet événement attire aussi l’attention sur les ours qui attendent encore d’être libérés et sur la nécessité de leur garantir, après leur sauvetage, une prise en charge durable.

Je suis Pauline Roussel, journaliste culinaire et consultante en arts de la table depuis plus de quinze ans. Diplomee en management de l’hotellerie-restauration a l’Institut Paul Bocuse et ancienne critique gastronomique pour un guide regional Gault&Millau, j’ai explore cuisines de terroir et tables etoilees. Mon travail m’a menee des bistrots parisiens aux auberges familiales italiennes, avec une attention particuliere pour le lien entre gastronomie, voyage et art de recevoir a la maison. Je partage ici mes experiences concretes, mes methodes d’organisation et mes adresses preferees pour aider chacun a cuisiner mieux et accueillir avec confiance.
L’article « Nous savons que la musique agit sur les humains, alors je sais maintenant qu’elle agit aussi sur les ours. » est apparu en premier sur Keops-ingenierie.fr.