Il avait sauvé des éléphants sauvages : à sa mort, le troupeau a marché 12 heures jusqu’à sa maison pour lui dire adieu

En Afrique du Sud, le décès d’un défenseur des animaux aurait provoqué un retour inattendu d’éléphants qu’il avait protégés.

Selon My Modern Met, un média en ligne consacré notamment à la culture et aux sujets de société, cette histoire se déroule dans la réserve privée de Thula Thula, en Afrique du Sud. Elle repose sur le témoignage de l’épouse de Lawrence Anthony, le protecteur de la faune qui avait recueilli un groupe d’éléphants sauvages africains.

Un homme qui avait gagné la confiance d’un troupeau

Lawrence Anthony s’était fait connaître pour son engagement en faveur de la protection des animaux sauvages. Dans les années 1990, il avait acheté Thula Thula, une ancienne réserve de chasse alors dégradée, afin d’en faire un lieu dédié à la faune.

Il y avait accueilli neuf éléphants d’Afrique vivant à l’état sauvage. Ces animaux avaient traversé des expériences traumatisantes avant leur arrivée dans la réserve. Lawrence Anthony aurait consacré beaucoup de temps à les observer, à respecter leurs distances et à rétablir un climat de sécurité avec les humains.

Son parcours a inspiré un livre à succès, L’homme qui murmurait à l’oreille des éléphants, écrit avec le journaliste Graham Spence. L’ouvrage raconte notamment les efforts menés pour gagner progressivement la confiance du troupeau.

Lawrence Anthony avait consacré une part majeure de son travail à protéger des éléphants sauvages et à leur offrir un environnement sans chasse.

Son action ne se limitait pas à ces éléphants. Il cherchait aussi à attirer l’attention sur le braconnage des rhinocéros, une menace qui pèse lourdement sur plusieurs populations animales en Afrique australe.

Le retour inattendu des éléphants après sa mort

Lawrence Anthony est mort d’une crise cardiaque en 2012, à l’âge de 61 ans. Quelques jours après son décès, son épouse, Françoise Malby-Anthony, a raconté sur Facebook que le troupeau était arrivé près de la maison principale de Thula Thula.

Elle a précisé que les éléphants ne s’étaient plus présentés à cet endroit depuis très longtemps, plus d’un an selon son récit. Leur venue a donc été interprétée par les proches du défenseur des animaux comme un hommage à celui qui les avait accompagnés.

« Ce soir, à Thula Thula, le troupeau entier est arrivé à la maison principale, où Lawrence et moi vivions », a écrit Françoise Malby-Anthony.

Dans le même message, elle évoquait une « preuve extraordinaire de la sensibilité et de la conscience des animaux », ajoutant que Lawrence Anthony faisait partie des rares personnes capables de percevoir cette dimension. Elle affirmait aussi que son héritage resterait vivant à Thula Thula.

Le récit a ensuite circulé largement. Certaines versions évoquent des éléphants avançant lentement pendant plusieurs jours, parfois en file. D’autres assurent qu’ils seraient restés sur place pendant deux jours et deux nuits. La source souligne qu’aucune preuve indépendante ne vient confirmer précisément ces détails, au-delà du témoignage de Françoise Malby-Anthony.

Ce que l’on sait réellement

  • Lawrence Anthony avait recueilli et suivi un troupeau de neuf éléphants sauvages africains.
  • Il est mort en 2012, à l’âge de 61 ans.
  • Son épouse a rapporté que le troupeau s’était présenté près de leur habitation peu après son décès.
  • La durée exacte de leur trajet et de leur présence sur les lieux n’est pas établie par des éléments indépendants.

Cette prudence n’enlève rien à la force symbolique du témoignage. Elle rappelle surtout le lien construit sur plusieurs années entre des animaux sauvages et l’homme qui avait contribué à leur offrir un refuge.

Pourquoi le deuil des éléphants intrigue les scientifiques

Les éléphants comptent parmi les animaux dont les comportements face à la mort sont les plus documentés. Des observations ont montré qu’ils peuvent s’attarder près du corps d’un congénère, toucher des ossements avec leur trompe ou rester auprès d’un petit mort.

Ces attitudes ne permettent pas d’affirmer que les éléphants vivent le deuil exactement comme les humains. Les chercheurs restent prudents sur l’interprétation de leurs émotions. Elles témoignent, en revanche, d’une attention particulière portée aux morts de leur espèce et à certains éléments associés à leur présence.

Leur mémoire joue aussi un rôle central dans leur survie. Les troupeaux peuvent mémoriser des itinéraires, des points d’eau et des zones de déplacement sur de longues périodes. Une éléphante expérimentée peut guider son groupe grâce à cette connaissance accumulée.

La mémoire des éléphants ne se résume pas à une image populaire : elle constitue un atout concret pour les déplacements, les relations sociales et la recherche de ressources.

La réserve de Thula Thula après Lawrence Anthony

Après la mort de Lawrence Anthony, Françoise Malby-Anthony a poursuivi la gestion de Thula Thula. La réserve a continué d’accueillir et de protéger des éléphants ainsi que des rhinocéros, avec une équipe de 50 salariés mentionnée par la source.

La chasse n’y est pas autorisée. Le fonctionnement du site repose notamment sur l’hébergement proposé aux visiteurs. Ce modèle vise à financer les activités de la réserve tout en maintenant un espace protégé pour les animaux qui y vivent.

La présence humaine dans une réserve n’efface pas les risques auxquels sont confrontés les éléphants sauvages. La perte d’habitat, les conflits avec les activités humaines et le braconnage restent des enjeux majeurs dans plusieurs régions d’Afrique.

La protection des éléphants en France

La France ne compte pas d’éléphants sauvages sur son territoire. Le sujet concerne surtout les parcs zoologiques, les actions des associations de protection animale et les règles internationales encadrant le commerce d’espèces menacées.

Les éléphants d’Afrique font l’objet d’une protection internationale à travers la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction. Cette réglementation encadre notamment le commerce de l’ivoire et d’autres produits issus d’animaux protégés.

Pour le public français, l’histoire de Thula Thula met en lumière un point souvent oublié : protéger une espèce ne consiste pas uniquement à empêcher sa disparition. Cela suppose aussi de préserver des espaces adaptés, de limiter les conflits avec les populations locales et de soutenir les personnes qui assurent quotidiennement le suivi des animaux.

Un lien construit dans le temps

Le récit de Françoise Malby-Anthony ne prouve pas que les éléphants ont compris la mort de Lawrence Anthony comme le ferait un humain. Il montre qu’un troupeau habitué à un lieu et à certaines personnes peut manifester des comportements marquants après l’absence de l’une d’elles.

À Thula Thula, cette histoire reste associée à un principe simple : la confiance des animaux sauvages ne s’impose pas. Elle se construit lentement, avec de la patience, de la distance et un environnement où ils ne sont pas menacés.

Je suis Pauline Roussel, journaliste culinaire et consultante en arts de la table depuis plus de quinze ans. Diplomee en management de l’hotellerie-restauration a l’Institut Paul Bocuse et ancienne critique gastronomique pour un guide regional Gault&Millau, j’ai explore cuisines de terroir et tables etoilees. Mon travail m’a menee des bistrots parisiens aux auberges familiales italiennes, avec une attention particuliere pour le lien entre gastronomie, voyage et art de recevoir a la maison. Je partage ici mes experiences concretes, mes methodes d’organisation et mes adresses preferees pour aider chacun a cuisiner mieux et accueillir avec confiance.

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