
À Shanghai, en Chine, un conflit de voisinage autour d’un équipement routier a fini par alerter les autorités locales.
Une habitante est soupçonnée d’avoir déplacé à plusieurs reprises un miroir de circulation installé près de son domicile, au nom du feng shui. L’extrait transmis ne permet pas d’identifier le nom du média source ni sa date de publication, mais il relate l’intervention de la police après plusieurs accidents dans le quartier.
Un miroir routier au cœur d’un conflit de voisinage
L’affaire se déroule dans un quartier de Shanghai, grande métropole de l’est de la Chine. Un miroir de circulation avait été posé en face de la maison du couple plus de dix ans auparavant. Son utilité était simple : permettre aux automobilistes de voir ce qui arrivait dans un virage où la visibilité était réduite.
Pour la femme mise en cause, cet objet avait pourtant pris une tout autre signification. Son mari explique qu’elle traversait une période marquée, selon eux, par la malchance et des problèmes de santé. Le couple a alors fait appel à un spécialiste du feng shui afin de comprendre l’origine de ces difficultés.
Selon ce spécialiste, le miroir placé face à leur logement serait responsable de leurs ennuis. Le couple l’aurait assimilé à un miroir capable de révéler la véritable apparence d’un démon, un objet associé à des croyances de la mythologie chinoise.
Le miroir destiné à sécuriser la circulation était perçu par le couple comme une menace dirigée contre leur domicile.
Le mari de l’habitante a défendu leur position : « Nous ne sommes pas des démons. Nous ne sommes pas heureux d’avoir un miroir révélateur de démons pointé vers nous. » Il a aussi indiqué que son épouse avait déplacé le dispositif à plusieurs reprises afin qu’il ne soit plus orienté vers la maison.
Des automobilistes privés de visibilité
La femme estimait que personne n’utilisait réellement le miroir. Les autres habitants du quartier n’étaient pas de cet avis. Pour eux, cet équipement répondait à un besoin concret de sécurité : voir autour du virage avant de s’engager.
Les déplacements répétés du miroir ont eu des conséquences directes. Plusieurs accidents de voiture se seraient produits au même endroit. Le récit ne détaille ni leur nombre, ni leur gravité, ni d’éventuelles blessures. Il établit en revanche un lien entre la perte de visibilité et les collisions survenues dans cette rue.
Face aux tensions, la société chargée de la gestion de la résidence a cherché une issue pratique. Elle a fait installer un second miroir de l’autre côté de la route. L’objectif était de maintenir une vision suffisante pour les conducteurs tout en évitant que le premier dispositif ne soit orienté vers la maison du couple.
- Le premier miroir devait aider les véhicules à anticiper le virage.
- Les voisins ont signalé son utilité pour la sécurité routière.
- Un second équipement a été installé pour tenter d’apaiser le différend.
- La femme a ensuite recommencé à modifier la position des miroirs.
La police avertit la résidente
Dans un premier temps, l’habitante a accepté ce compromis. La situation n’a pas duré. Dès lors qu’elle a estimé que sa chance se détériorait à nouveau, elle a recommencé à toucher aux miroirs, d’après le récit.
Le comité de quartier a tenté de la convaincre de ne plus intervenir sur ces équipements. La résidente a maintenu que les miroirs perturbaient son feng shui et lui portaient malheur. Les forces de l’ordre ont finalement été prévenues.
Les policiers ont averti la femme qu’elle pourrait être tenue responsable d’accidents liés au déplacement des miroirs.
Cette mise en garde souligne un principe concret : un équipement de voirie peut paraître anodin, mais sa position conditionne la perception des dangers par les conducteurs. Quelques degrés d’orientation peuvent suffire à créer un angle mort à l’approche d’un croisement ou d’un virage.
Le feng shui, une pratique d’organisation de l’espace
Le feng shui est une pratique chinoise traditionnelle liée à l’aménagement des lieux et à leur orientation. Son nom renvoie au vent et à l’eau. Ses adeptes considèrent que la disposition des objets, des ouvertures et des espaces influe sur la circulation de l’énergie, parfois appelée chi.
Dans cette approche, l’organisation d’un logement peut être associée au bien-être, à la santé, à la réussite ou à l’harmonie familiale. Le cas de Shanghai montre la limite atteinte lorsque cette conviction personnelle entre en conflit avec un dispositif collectif destiné à prévenir les accidents.
Un objet banal, un enjeu de sécurité
Un miroir routier convexe élargit le champ de vision à un endroit où bâtiments, murs, végétation ou courbure de chaussée masquent une partie de la route. Il ne donne pas une image fidèle des distances : les véhicules peuvent paraître plus éloignés qu’ils ne le sont réellement. Les conducteurs doivent donc ralentir et rester prudents, même lorsque le miroir est correctement installé.
Son intérêt tient surtout à l’anticipation. Un automobiliste, un cycliste ou un piéton peut y repérer une présence avant de s’engager. Lorsque le dispositif est tourné vers une autre direction, cette information disparaît pour les usagers qui comptaient sur lui.
Quelle situation en France ?
En France, les aménagements de voirie relèvent de l’autorité gestionnaire de la route. Selon l’endroit, il peut s’agir d’une commune, d’un département ou de l’État. Sur une voie communale, la mairie est généralement l’interlocuteur à saisir lorsqu’un miroir routier paraît mal placé, endommagé ou insuffisant.
Un particulier ne doit pas modifier de sa propre initiative un équipement installé pour organiser ou sécuriser la circulation. Au-delà du risque matériel, un tel geste peut exposer les autres usagers à une situation qu’ils ne peuvent pas anticiper. En cas de visibilité insuffisante près d’une sortie de propriété ou d’un carrefour, le bon réflexe consiste à signaler le problème au gestionnaire concerné.
L’épisode chinois illustre ainsi une réalité très concrète : les croyances et les préoccupations individuelles peuvent nourrir un désaccord de voisinage, mais elles ne remplacent pas les règles de sécurité applicables à tous les usagers de la route.

Je suis Pauline Roussel, journaliste culinaire et consultante en arts de la table depuis plus de quinze ans. Diplomee en management de l’hotellerie-restauration a l’Institut Paul Bocuse et ancienne critique gastronomique pour un guide regional Gault&Millau, j’ai explore cuisines de terroir et tables etoilees. Mon travail m’a menee des bistrots parisiens aux auberges familiales italiennes, avec une attention particuliere pour le lien entre gastronomie, voyage et art de recevoir a la maison. Je partage ici mes experiences concretes, mes methodes d’organisation et mes adresses preferees pour aider chacun a cuisiner mieux et accueillir avec confiance.
L’article Plusieurs accidents au même carrefour à Shanghai : la cause n’était ni la vitesse ni la météo, mais un miroir déplacé pour le feng shui est apparu en premier sur Keops-ingenierie.fr.