
Au Royaume-Uni, Ron Letheren vit toujours seul à 103 ans, grâce à une routine quotidienne construite autour du mouvement et de la régularité.
Installé à Ellingham, à la frontière des comtés anglais du Norfolk et du Suffolk, ce Britannique vient de fêter ses 103 ans. Son parcours a été rapporté par la BBC, le média public britannique. Pour Ron Letheren, garder son autonomie ne repose pas sur une méthode spectaculaire, mais sur une habitude répétée chaque matin, y compris les jours où il se sent moins en forme.
Une vie active bien au-delà de la retraite
Ron Letheren s’est installé à Ellingham il y a environ quarante ans avec son épouse, aujourd’hui décédée. Avant cela, il avait mené une longue carrière dans l’éducation, qui l’avait conduit dans plusieurs établissements de l’Essex, en Angleterre.
Il a enseigné dans les écoles de Pilgrims Hatch, Stifford Clays et Tilbury. Il a aussi dirigé deux établissements, exercé comme inspecteur du primaire à Hackney, puis comme inspecteur de district à Islington. Il a terminé sa carrière comme inspecteur en chef de l’éducation au sein de l’Autorité éducative de l’Inner London, qui administrait alors les établissements publics du centre de Londres.
Son histoire personnelle ne se limite pas à l’école. Ron Letheren a également servi comme officier durant la Seconde Guerre mondiale. Une fois installé dans le Norfolk, il a présidé le conseil d’administration de l’école primaire d’Ellingham, chanté dans la chorale de l’église locale et continué à y donner des cours jusqu’à une période récente.
À 103 ans, Ron Letheren vit encore dans sa propre maison. Il associe cette indépendance à ses exercices quotidiens et à sa discipline personnelle.
Vingt minutes d’exercices dès le réveil
Sa routine ne nécessite ni salle de sport, ni équipement sophistiqué. Chaque matin, peu après son réveil, Ron Letheren consacre environ vingt minutes à des mouvements d’étirement et de renforcement.
Il utilise notamment une bande élastique pour solliciter ses jambes. Allongé sur le dos dans son lit, il bouge les orteils et soulève les pieds. Il effectue soixante répétitions pour chacun de ses exercices. Des gestes simples en apparence, mais qu’il répète jour après jour.
« Réussir à le faire exige une discipline personnelle. C’est douloureux, mais c’est possible si l’on est suffisamment déterminé », a déclaré Ron Letheren à la BBC.
Le centenaire assure ne pas faire l’impasse sur cette séance, « peu importe comment je me sens ». Chez lui, les escaliers font aussi partie de l’effort quotidien. Il plaisante volontiers sur un constat très concret : les monter demande davantage d’énergie que les descendre.
Cette habitude remonte à ses années londoniennes. C’est son épouse qui l’avait encouragé à commencer à faire de l’exercice. Des décennies plus tard, il a gardé le même rendez-vous avec lui-même, chaque jour.
Des mouvements pensés pour la vie quotidienne
Son programme vise des capacités utiles à domicile : mobiliser les pieds, solliciter les jambes, se lever, circuler dans la maison ou monter des marches. Avec l’âge, ces actions ordinaires peuvent devenir plus difficiles lorsque la force musculaire, l’équilibre ou la souplesse diminuent.
- Les mouvements des orteils entretiennent la mobilité des pieds.
- Le travail des jambes participe aux gestes de lever et de marche.
- Les exercices réalisés couché limitent le besoin de matériel.
- Les escaliers constituent un effort intégré aux activités de la maison.
Ron Letheren ne présente pas sa routine comme une garantie. Il raconte plutôt la stratégie qu’il a adoptée pour continuer à faire ce qui compte pour lui : rester dans son logement et accomplir ses gestes habituels sans aide.
Faire travailler aussi son cerveau
L’activité physique n’est qu’une partie de son quotidien. Ron Letheren consacre aussi du temps à des casse-têtes qu’il qualifie de compliqués sur internet. Il dit éprouver une grande fierté lorsqu’il parvient à les résoudre.
À ses yeux, l’effort intellectuel compte autant que l’effort corporel. « Le cerveau est comme n’importe quelle autre partie du corps : il faut l’utiliser pour survivre », a-t-il expliqué.
Cette association entre des exercices physiques réguliers et une activité mentale fait partie de son rythme de vie personnel. Lecture, jeux de réflexion, échanges sociaux, chant ou apprentissage peuvent aussi offrir des occasions de solliciter l’attention et la mémoire, selon les goûts et les possibilités de chacun.
Ce que cela signifie en France
En France, rester chez soi en avançant en âge relève du maintien à domicile. Cette situation peut mobiliser les proches, les professionnels de santé, les services d’aide à domicile et les collectivités locales selon le degré d’autonomie de la personne.
L’allocation personnalisée d’autonomie peut notamment aider certaines personnes âgées en perte d’autonomie à financer des dépenses nécessaires à la vie à domicile. Son attribution dépend d’une évaluation de la perte d’autonomie et des ressources. Les conseils départementaux sont les organismes compétents pour cette aide.
Des adaptations du logement peuvent aussi jouer un rôle concret : sécurisation de la salle de bains, amélioration de l’éclairage, suppression d’obstacles au sol ou installation d’appuis dans les zones de passage. Elles ne remplacent pas le suivi médical, mais elles peuvent limiter certains risques du quotidien, en particulier les chutes.
Adapter l’effort à son état de santé
Le témoignage de Ron Letheren illustre sa propre expérience, à 103 ans. Il ne constitue pas une consigne médicale applicable à tous. Une personne âgée, sédentaire, douloureuse ou atteinte d’une maladie chronique peut demander conseil à son médecin avant de commencer ou d’intensifier des exercices.
La régularité peut prendre des formes très différentes : quelques mouvements validés par un professionnel, des déplacements dans le logement, une marche adaptée ou des exercices encadrés. L’objectif n’est pas de reproduire les soixante répétitions de Ron Letheren, mais de choisir une activité compatible avec ses capacités et de pouvoir la maintenir dans le temps.

Je suis Pauline Roussel, journaliste culinaire et consultante en arts de la table depuis plus de quinze ans. Diplomee en management de l’hotellerie-restauration a l’Institut Paul Bocuse et ancienne critique gastronomique pour un guide regional Gault&Millau, j’ai explore cuisines de terroir et tables etoilees. Mon travail m’a menee des bistrots parisiens aux auberges familiales italiennes, avec une attention particuliere pour le lien entre gastronomie, voyage et art de recevoir a la maison. Je partage ici mes experiences concretes, mes methodes d’organisation et mes adresses preferees pour aider chacun a cuisiner mieux et accueillir avec confiance.
L’article Ron, 103 ans, révèle l’habitude qu’il refuse d’abandonner pour rester chez lui : « Cela exige une discipline personnelle, peu importe comment je me sens » est apparu en premier sur Keops-ingenierie.fr.