
Publié en janvier 2022, un article de BalkansWeb relance le débat sur les marques d’affection entre parents et enfants.
Le média en ligne BalkansWeb évoque une photo de David Beckham embrassant sa fille Harper, alors âgée de 10 ans, sur les lèvres. L’image a suscité des réactions et remis sur la table une question sensible : comment témoigner son affection à un enfant tout en respectant ses repères corporels et son intimité ?
Un geste affectueux qui ne fait pas l’unanimité
Les baisers parentaux font partie des habitudes familiales. Une caresse, un câlin ou un baiser sur le front peuvent rassurer l’enfant et nourrir son sentiment de sécurité. Dans l’article publié en janvier 2022, des psychologues nuancent toutefois le cas précis du baiser sur la bouche.
Le sujet ne porte pas sur l’intention des parents, souvent affectueuse, mais sur le message que l’enfant peut retirer d’un geste répété. Les plus jeunes apprennent en grande partie par imitation. Ils observent les adultes proches, puis reproduisent ce qu’ils considèrent comme une manière habituelle d’exprimer leur attachement.
Les spécialistes cités par BalkansWeb estiment que l’affection peut s’exprimer sans brouiller les limites corporelles de l’enfant.
Charlotte Reznick, psychologue citée dans l’article, évoque la place particulière de la bouche et des lèvres dans la perception des limites personnelles. Selon elle, embrasser un enfant sur les lèvres peut lui donner l’idée que cette zone intime reste accessible à n’importe quel proche, sans qu’il ait à s’interroger sur son accord.
La question des limites personnelles
Apprendre à un enfant que son corps lui appartient ne signifie pas bannir les gestes tendres. Cela consiste à lui montrer qu’il peut accepter, refuser ou préférer une autre forme de contact. Un enfant peut aimer les câlins tout en n’appréciant pas les baisers. Il peut aussi changer d’avis selon les moments.
Cette distinction aide à poser des repères simples dans la vie quotidienne. Un enfant qui comprend qu’il peut dire non à un bisou ou à une étreinte dispose d’un vocabulaire utile pour faire respecter ses limites auprès des adultes comme des autres enfants.
Des habitudes qui peuvent être reproduites à l’extérieur
L’article souligne un autre point : l’enfant risque de reproduire à l’extérieur ce qu’il voit au sein de sa famille. Il peut embrasser un camarade ou un adulte sur les lèvres pour montrer sa sympathie, sans mesurer la dimension intime que ce geste peut avoir pour l’autre personne.
Les psychologues cités rappellent que cette imitation ne traduit pas une mauvaise intention. L’enfant applique simplement une habitude apprise à la maison. Le décalage apparaît lorsque son entourage ne partage pas les mêmes codes.
- Un baiser sur la joue peut exprimer l’attachement.
- Un baiser sur le front offre une marque de réconfort.
- Un câlin peut être proposé sans être imposé.
- Des mots rassurants permettent aussi de montrer son affection.
- Un signe de la main ou un sourire conviennent lorsque l’enfant ne souhaite pas de contact.
Un sujet d’hygiène évoqué par les médecins
BalkansWeb rapporte aussi les réserves de médecins, notamment de dentistes, face aux échanges de salive entre adultes et enfants. La bouche contient de nombreux micro-organismes. Certains ne provoquent aucun symptôme chez l’adulte, tout en pouvant être transmis à un enfant.
Charlotte Reznick explique dans l’article que l’organisme des enfants reste plus vulnérable à certaines infections. Le risque dépend de nombreux facteurs, dont l’état de santé de l’adulte et celui de l’enfant. L’article ne présente pas le baiser comme la cause automatique d’une maladie, mais comme une voie possible de transmission par la salive.
Éviter les échanges de salive limite une exposition inutile à des microbes présents dans la bouche des adultes.
Cette prudence prend une dimension particulière lorsqu’un adulte présente des symptômes : fièvre, toux, boutons autour de la bouche, maux de gorge ou infection connue. Dans ce cas, limiter les contacts rapprochés et éviter de partager des couverts, des verres ou des aliments déjà goûtés relève d’une précaution cohérente.
Ce que l’on peut retenir en France
En France, aucune règle générale n’interdit à un parent d’embrasser son enfant. Le cadre pertinent repose sur le respect de l’enfant, de son refus éventuel et de son intégrité physique. Les professionnels de l’enfance insistent régulièrement sur l’intérêt d’apprendre aux plus jeunes qu’ils n’ont pas à subir un contact qui les met mal à l’aise, même s’il vient d’une personne connue.
Dans une famille, cette approche peut se traduire par une phrase très simple : « Tu veux un câlin, un bisou sur la joue ou juste un au revoir ? » L’enfant comprend alors qu’il existe plusieurs options et que sa réponse compte. Ce réflexe évite aussi de lui demander d’embrasser automatiquement des proches lors des réunions familiales.
Faire de l’affection un échange plutôt qu’une obligation
Le consentement, adapté à l’âge de l’enfant, ne suppose pas une discussion complexe. Il passe souvent par l’attention portée aux signaux les plus ordinaires : un mouvement de recul, une grimace, un silence, une main qui repousse doucement. Respecter ces réactions aide l’enfant à identifier ses propres sensations.
Un parent peut rester chaleureux sans imposer de geste. Proposer, attendre la réponse et accepter un refus constituent trois habitudes faciles à installer. Elles donnent aussi à l’enfant un exemple concret de respect des autres.
Pour les familles qui souhaitent conserver un rituel du soir ou du départ à l’école, un câlin, un bisou sur le front, une histoire ou quelques mots affectueux peuvent remplir le même rôle. L’essentiel est que ce moment reste apaisant, choisi et adapté au confort de l’enfant.

Je suis Pauline Roussel, journaliste culinaire et consultante en arts de la table depuis plus de quinze ans. Diplomee en management de l’hotellerie-restauration a l’Institut Paul Bocuse et ancienne critique gastronomique pour un guide regional Gault&Millau, j’ai explore cuisines de terroir et tables etoilees. Mon travail m’a menee des bistrots parisiens aux auberges familiales italiennes, avec une attention particuliere pour le lien entre gastronomie, voyage et art de recevoir a la maison. Je partage ici mes experiences concretes, mes methodes d’organisation et mes adresses preferees pour aider chacun a cuisiner mieux et accueillir avec confiance.
L’article Selon des psychologues, voici pourquoi vous ne devriez pas faire ce geste que tout le monde croit anodin est apparu en premier sur Keops-ingenierie.fr.