Crème solaire en hiver : quand le froid ne protège pas des UV

Il fait froid, le ciel est pâle : la crème solaire peut sembler inutile. Pourtant, la température ressentie ne mesure pas l’intensité des ultraviolets. Une journée d’hiver en ville, passée presque entièrement à l’intérieur, n’expose pas comme plusieurs heures de ski ou de randonnée sur la neige. Pour décider de se protéger, il faut regarder l’indice UV et les conditions de la sortie, plutôt que le thermomètre.

L’Organisation mondiale de la santé, ou OMS, conseille une vigilance particulière dès que l’indice UV atteint 3. En dessous, le risque est généralement plus faible, mais une surface très réfléchissante — notamment de la neige fraîche — et une longue durée d’exposition peuvent changer la situation.

En montagne, la neige renvoie les UV

Une partie du rayonnement atteint directement le visage ; une autre peut être renvoyée par le sol. L’OMS indique que la neige peut réfléchir jusqu’à 90% des UV dans certaines conditions. Environnement et Changement climatique Canada souligne qu’une neige fraîche et blanche peut en réfléchir plus de 80%. Ces chiffres décrivent la capacité de réflexion de la neige, pas un pourcentage supplémentaire reçu automatiquement par chaque skieur.

À cela s’ajoute l’altitude : les niveaux d’UV peuvent être plus élevés en montagne. Les parties du corps laissées découvertes — visage, oreilles, cou et parfois mains — méritent donc une protection lors d’une sortie prolongée, même si l’air est glacial ou que le ciel n’est pas parfaitement dégagé. Les yeux aussi sont concernés : des lunettes ou un masque offrant une protection contre les UVA et les UVB sont importants sur la neige.

Quand mettre de la crème solaire en hiver ?

Il n’existe pas une consigne unique applicable à toutes les journées d’hiver. Voici trois situations à distinguer :

Situation

Réflexe adapté

Sortie dehors avec un indice UV de 3 ou plus

Protégez la peau exposée avec vêtements et, si elle ne peut être couverte, une crème à large spectre SPF 30 minimum.

Ski, randonnée ou activité prolongée sur la neige

Tenez compte de la réverbération, même si l’indice annoncé est faible ; protégez aussi les yeux et les zones découvertes.

Journée passée essentiellement à l’intérieur

La crème solaire n’est généralement pas nécessaire. Une exposition prolongée au soleil direct près d’une fenêtre peut justifier une appréciation différente.

Une courte sortie urbaine lors d’une journée à faible indice UV n’appelle donc pas automatiquement la même routine qu’une journée entière sur les pistes. Les personnes particulièrement sensibles au soleil ou suivant un traitement qui augmente cette sensibilité peuvent avoir besoin de conseils personnalisés auprès d’un professionnel de santé.

Comment appliquer la protection sans se tromper ?

L’OMS recommande une crème à large spectre, protégeant des UVA et des UVB, avec un SPF d’au moins 30 sur les zones qui ne peuvent pas être couvertes. Elle conseille de l’appliquer généreusement avant de sortir et de renouveler l’application toutes les deux heures lors d’une exposition extérieure, notamment après une transpiration importante. Une couche trop fine ne procure pas la protection annoncée sur le flacon.

Le SPF concerne principalement la protection contre les UVB ; il faut donc vérifier que le produit mentionne aussi la protection UVA. N’oubliez pas le nez, les oreilles, le front et le cou. Un baume à lèvres avec protection solaire peut compléter le dispositif pour une longue journée dehors.

La crème n’est toutefois qu’une partie de la protection. Un vêtement couvrant, un chapeau adapté, des lunettes filtrant les UV et, lorsque c’est possible, une réduction du temps passé au soleil aux heures les plus exposées restent utiles. Mettre de la crème n’autorise pas à prolonger sans limite son exposition.

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ARTICLE FAQ / F&Q

Faut-il mettre de la crème solaire tous les jours en hiver ?

Pas nécessairement. Cela dépend notamment de l’indice UV, du temps passé dehors et de l’environnement. Si vous restez essentiellement à l’intérieur, une protection solaire n’est généralement pas utile ; pour une sortie avec un indice UV d’au moins 3, elle fait partie des mesures recommandées.

Peut-on attraper un coup de soleil au ski malgré le froid ?

Oui. La neige réfléchit une grande part des UV et l’exposition en montagne peut être plus élevée. La température basse ne constitue pas une protection.

Quel indice de crème solaire choisir en hiver ?

L’OMS recommande au minimum un SPF 30, avec une protection contre les UVA et les UVB, sur la peau qui reste découverte. Appliquez-en une quantité suffisante et renouvelez pendant les longues sorties.

Le ciel nuageux dispense-t-il de protection ?

Non, pas automatiquement. Les nuages peuvent réduire les UV sans les supprimer. Consultez l’indice UV prévu et tenez compte de la neige, de l’altitude et de la durée de votre sortie.

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