De San Lorenzo à Machu Picchu en moto : l’incroyable traversée de deux amis de 73 et 81 ans

En Argentine, deux amis septuagénaires ont enfourché leur moto un samedi matin, direction les routes andines et un site parmi les plus mythiques du Pérou.

Le site d’actualités argentin SL24 raconte le pari fou de deux voisins de San Lorenzo, près de Rosario, qui ont décidé de transformer un rêve en expédition bien réelle : partir en moto, à 73 et 81 ans, pour rallier Machu Picchu au terme de plusieurs milliers de kilomètres à travers l’Amérique du Sud.

Un départ un samedi à 9 heures, pour prouver que les rêves n’ont pas d’âge

Tout commence un samedi, à 9 heures du matin, à San Lorenzo, en Argentine. Sur le trottoir, la scène ressemble autant à une fête de quartier qu’à un au revoir. Familles, amis et voisins se sont rassemblés pour voir partir deux figures locales, décidées à vivre une aventure « aussi exigeante qu’inspirante », selon SL24.

Les protagonistes s’appellent Horacio Colauti, 73 ans, et Elvio Lomelo, 81 ans. Tous deux habitent San Lorenzo. Horacio est particulièrement connu dans la ville : il est le propriétaire du commerce Antique, un établissement repère dans la vie locale. Ensemble, ils se sont fixé un cap clair : parcourir une grande partie de l’Amérique du Sud à moto, avec pour destination finale le Machu Picchu, au Pérou.

À 73 et 81 ans, Horacio Colauti et Elvio Lomelo veulent montrer, depuis San Lorenzo, que « les rêves n’ont pas d’âge » et que la passion du voyage peut encore les mener jusqu’à Machu Picchu.

Autour d’eux, la foule les encourage, les embrasse, immortalise l’instant en photo. Le départ a valeur de symbole pour toute la communauté, qui a suivi la préparation méticuleuse de cette virée hors norme.

Plus de 8 000 kilomètres en moto à travers l’Amérique du Sud

Le trajet imaginé par les deux Argentins forme une immense boucle de plus de 8 000 kilomètres aller-retour. Le schéma est simple sur le papier mais ambitieux sur la route.

Depuis San Lorenzo, premier cap : l’ouest de l’Argentine, avec pour objectif Mendoza, grande ville au pied de la cordillère des Andes. De là, Horacio et Elvio prévoient de franchir la chaîne andine pour rejoindre le Chili.

Une fois arrivés au Chili, leur projet est de longer le pays du sud au nord, toujours en moto. Ensuite, direction le Pérou, avant de passer par la Bolivie et de revenir en Argentine. Point culminant symbolique de l’itinéraire : Machu Picchu, l’un des sites archéologiques les plus célèbres du continent.

  • Distance estimée à l’aller : environ 4 500 km
  • Distance au retour : près de 3 500 km
  • Durée prévue : 45 jours de voyage
  • Distance moyenne par jour : environ 400 km

En pratique, cela signifie passer de longues journées en selle, gérer les changements de climat, l’altitude, les reliefs andins et l’usure physique. À 73 et 81 ans, ce défi demande une préparation en amont, une bonne connaissance de sa moto et une organisation précise des étapes.

Un défi physique et logistique pour deux motards seniors

Rouler en moyenne 400 kilomètres par jour pendant un mois et demi représente une contrainte réelle, même pour un motard aguerri plus jeune. À leur âge, la gestion de la fatigue, de l’hydratation et de la récupération devient un enjeu central.

Leur programme implique :

  • Des pauses régulières pour limiter les risques liés à la concentration et aux douleurs articulaires.
  • Une vérification fréquente de la moto : pneus, freins, chaîne, niveaux de fluides.
  • Une adaptation constante à la météo, du climat plus tempéré de la pampa argentine aux conditions parfois rudes des Andes.
  • Une vigilance particulière lors des passages en altitude, surtout en direction du Pérou et de la Bolivie.
  • Leur périple n’est pas seulement touristique : la longueur du trajet, l’altitude et la variété des routes en font un vrai test d’endurance, géré jour après jour.

    Au-delà des kilomètres, une histoire d’amitié et de persévérance

    Pour les habitants de San Lorenzo, ce voyage ne se résume pas à un parcours géographique. Il raconte d’abord une amitié de longue date, faite de confiance et d’envies communes. Partir à deux, c’est accepter la promiscuité de la route, le partage de chaque décision, mais aussi la sécurité de ne jamais être seul en cas de problème.

    SL24 souligne que cette aventure veut surtout transmettre un message : l’envie de voyager, l’attachement à un ami et la volonté de réaliser un rêve ne disparaissent pas avec l’âge. À 73 et 81 ans, Horacio et Elvio renversent l’image traditionnelle des retraités sédentaires.

    Pour leurs proches, la fierté domine. Les familles ont accompagné la préparation du voyage, vu les révisions de la moto, les bagages se constituer, les itinéraires se préciser. Le moment du départ concentre cette tension entre inquiétude légitime et admiration devant leur détermination.

    Machu Picchu, un symbole fort à atteindre

    Le choix de Machu Picchu comme destination n’a rien d’anodin. Sur le plan touristique, il s’agit d’un des sites les plus visités d’Amérique latine, perché dans les Andes péruviennes, sur un éperon rocheux entouré de montagnes et de nuages.

    Pour beaucoup de voyageurs, y accéder demande déjà un effort important : train, bus, randonnée. Pour deux motards partis d’Argentine, ce sommet symbolise le point final d’un long chemin, au propre comme au figuré.

    ÉlémentSignification pour les voyageurs
    Machu PicchuObjectif ultime du périple, récompense visuelle et symbolique
    La cordillère des AndesObstacle géographique majeur, mais aussi décor grandiose de l’aventure
    La motoOutil de liberté, mais aussi contrainte technique à surveiller
    L’âge des motardsSource de difficultés, mais aussi cœur de l’inspiration du récit

    Voyages à moto après 70 ans : quels enjeux pour un Français ?

    Pour un lecteur en France, cette histoire peut faire écho à l’essor des « seniors voyageurs » qui profitent de la retraite pour multiplier les projets, y compris à moto. En France aussi, de nombreux motards continuent de rouler après 70 ans, parfois sur de longues distances.

    Les principes de prudence restent comparables :

    • Consulter son médecin avant un long voyage, surtout en altitude ou dans des zones isolées.
    • Adapter la durée des étapes et prévoir des jours de repos, plutôt que de viser des records de distance.
    • Veiller à une bonne assurance, avec une couverture adaptée à l’étranger et à la pratique de la moto.
    • Préparer minutieusement l’itinéraire, les points d’hébergement et les stations-service.

    En France, de nombreux motards retraités privilégient les itinéraires européens, plus proches et mieux encadrés sur le plan médical et assurantiel. Certains clubs de motards encadrent même des sorties adaptées aux plus de 60 ans, avec des trajets pensés pour limiter la fatigue.

    Une aventure qui rappelle les bases d’un long voyage à moto

    L’exemple de ces deux Argentins illustre plusieurs règles appliquées par les grands voyageurs à moto, quel que soit leur âge :

    • Fractionner le parcours en étapes réalistes, ici autour de 400 km par jour.
    • Avoir un objectif fort – Machu Picchu, dans leur cas – pour garder la motivation.
    • Voyager à deux ou en petit groupe pour gérer les imprévus et les pannes.
    • S’entourer d’un cercle de proches impliqués, prêts à aider à distance et à suivre le trajet.

    Pour un motard français qui envisagerait un voyage au long cours, en Amérique du Sud ou ailleurs, ce type de projet rappelle aussi les risques : routes parfois dégradées, conduite différente d’un pays à l’autre, variations brutales de climat. Un matériel adapté, des équipements de protection complets et une bonne condition physique restent indispensables.

    Reste que le périple de Horacio Colauti et Elvio Lomelo, tel que rapporté par SL24, montre qu’un projet bien préparé, construit autour d’une amitié solide et d’un objectif clair, peut transformer un simple départ un samedi matin à 9 heures en une histoire marquante pour toute une ville.

    Je suis Pauline Roussel, journaliste culinaire et consultante en arts de la table depuis plus de quinze ans. Diplomee en management de l’hotellerie-restauration a l’Institut Paul Bocuse et ancienne critique gastronomique pour un guide regional Gault&Millau, j’ai explore cuisines de terroir et tables etoilees. Mon travail m’a menee des bistrots parisiens aux auberges familiales italiennes, avec une attention particuliere pour le lien entre gastronomie, voyage et art de recevoir a la maison. Je partage ici mes experiences concretes, mes methodes d’organisation et mes adresses preferees pour aider chacun a cuisiner mieux et accueillir avec confiance.

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