
Aux États-Unis, deux motardes ont relevé un défi d’endurance hors norme en transformant les routes en une immense inscription visible sur une carte.
Le texte source transmis, dont le média d’origine n’est pas indiqué, raconte l’aventure américaine de Wendy Crockett et Liza Miller. Pendant 24 jours, elles ont sillonné 38 États à moto avec une contrainte rare : chaque détour devait participer à la création d’un dessin géant grâce à leur trace GPS.
Une inscription tracée à l’échelle des États-Unis
Partir à moto pour traverser les États-Unis constitue déjà une épreuve physique et logistique. Wendy Crockett et Liza Miller ont choisi d’ajouter une difficulté supplémentaire : suivre un itinéraire capable de former les lettres « WRWR 2026 » sur la carte du pays.
Leur parcours total atteint 13 581 miles, soit environ 21 900 kilomètres. Les deux femmes ont traversé 38 États américains en 24 jours, à une cadence proche de 1 000 kilomètres quotidiens. Cette moyenne donne la mesure de l’effort demandé, surtout lorsqu’il ne s’agit pas de choisir l’axe le plus direct.
Chaque route, chaque changement de direction et chaque étape devait servir à composer une partie lisible de l’inscription finale.
Le projet porte le nom de WR3 Ride. Il s’inscrit dans la continuité de Women Riders World Relay, une initiative qui avait déjà réuni, en 2019, plus de 20 000 motocyclistes dans plus de 100 pays autour d’un relais international.
Cette fois, l’objectif ne reposait pas sur le simple passage d’un témoin entre participantes. Les organisatrices voulaient utiliser le territoire américain comme une surface de dessin, avec les routes comme traits et le suivi satellitaire comme outil de visualisation.
Des journées à moto pouvant dépasser 1 000 kilomètres
Le défi ne consistait pas à accumuler des kilomètres sans autre contrainte. Le tracé devait rester suffisamment précis pour que les lettres apparaissent sur une carte. Une ligne droite utile à la lisibilité pouvait imposer une longue étape. À l’inverse, une route plus rapide pouvait devenir inutilisable si elle ne correspondait pas au dessin.
Le programme comprenait régulièrement des journées de 500 à plus de 650 miles, soit environ 800 à plus de 1 000 kilomètres. Ces distances sont déjà exigeantes sur de grands axes. Elles prennent une autre dimension lorsqu’il faut respecter un parcours pensé à l’avance, parfois loin des itinéraires les plus évidents.
Le logement, une contrainte déterminante
La préparation ne pouvait pas s’arrêter au dessin des lettres. Il fallait aussi trouver, à la fin de chaque journée, une zone capable d’accueillir les deux motardes et les participantes susceptibles de les rejoindre.
Une route pouvait être parfaite sur la carte, puis être écartée faute d’hébergement à proximité. Le projet imposait donc de concilier trois impératifs : la forme du tracé, la distance réalisable et les possibilités d’arrêt nocturne.
- Construire une inscription reconnaissable à l’échelle d’un pays ;
- Prévoir des étapes compatibles avec des journées très longues ;
- Anticiper les hébergements et les ravitaillements ;
- Permettre à d’autres motocyclistes de rejoindre le groupe ;
- Gérer les aléas mécaniques et les risques liés à la fatigue.
Wendy Crockett connaissait déjà une large partie de l’ouest américain grâce à son expérience de la moto. Le tracé est devenu plus délicat à construire à mesure que l’itinéraire avançait vers l’est.
Une aventure collective malgré les imprévus
La WR3 Ride ne s’est pas limitée à un duo. Des dizaines de motocyclistes ont roulé avec Wendy Crockett et Liza Miller durant une journée ou plusieurs étapes. Au plus fort de la participation, le groupe a réuni environ dix motos.
Cette présence a renforcé la dimension collective du projet, tout en compliquant la gestion quotidienne. Des conductrices aux expériences différentes devaient parcourir des centaines de kilomètres dans le respect du calendrier fixé et de l’itinéraire dessiné.
Les difficultés ne sont pas restées théoriques. Un problème de valve sur la roue arrière a dû être réglé directement au bord de la route avec le matériel disponible.
Un incident plus grave a touché Liza Miller au huitième jour. Elle a été hospitalisée à cause d’une forte déshydratation. Une participante présente dans le groupe travaillait comme infirmière. Arrivée seulement la veille au soir, elle a choisi de modifier son propre programme afin de rester auprès de Liza Miller durant sa récupération. Le voyage a ensuite repris.
Le tracé final résulte autant de la préparation des itinéraires que de la capacité du groupe à poursuivre malgré les problèmes rencontrés sur la route.
Une distance certifiée distincte du trajet total
Les chiffres de l’expédition demandent une précision. Le voyage complet est donné pour 13 581 miles, soit environ 21 900 kilomètres. La distance officiellement retenue pour le dessin GPS atteint, elle, 13 204 miles, ce qui représente environ 21 250 kilomètres.
Cette différence s’explique par les déplacements de placement et les trajets annexes, qui ont permis de rejoindre certaines portions du parcours sans participer directement à la forme de l’inscription. Atlas World Records a vérifié la partie retenue à partir des données de suivi satellitaire.
Wendy Crockett avait déjà marqué l’univers de l’endurance à moto. Elle a été la première femme à remporter l’Iron Butt Rally en 2019. En 2022, avec Ian McPhee, elle avait aussi établi un record Guinness en parcourant 129 082 kilomètres dans un seul pays.
Cette nouvelle expédition suit une logique différente. La performance ne repose pas seulement sur la longueur du trajet, mais sur sa capacité à produire une forme identifiable lorsqu’on observe la carte dans son ensemble.
En France, le GPS reste un outil de navigation sous conditions
En France, un GPS peut aider un motard à préparer son itinéraire, à anticiper les changements de direction ou à retrouver une étape. Son usage ne doit pas détourner l’attention de la conduite. Un appareil doit être fixé de façon à ne pas obliger le conducteur à le manipuler en roulant.
Pour les longs trajets, un tracé très détaillé peut aussi créer une difficulté pratique : suivre un dessin ou une succession de points de passage ne dispense jamais d’adapter sa conduite à la météo, au trafic, à l’état de la chaussée et à la fatigue. Le port d’un casque homologué est obligatoire à moto en France.
Comment une trace devient-elle un dessin ?
Une trace GPS enregistre une succession de positions géographiques. Une fois ces points reliés sur une carte, ils dessinent la route effectivement parcourue. Dans le cas de la WR3 Ride, les itinéraires ont été choisis pour que ces lignes forment des lettres à très grande échelle.
Le résultat dépend de la précision du parcours, mais aussi de la carte utilisée pour l’afficher. Une petite variation, une route fermée ou un détour imposé peut modifier la forme attendue. C’est pourquoi un projet de ce type exige de nombreux essais avant le départ.
À l’arrivée, les 24 jours de route ne se lisent donc pas seulement comme une suite d’étapes. Ils forment une inscription de plus de 21 000 kilomètres, dessinée à travers une grande partie des États-Unis par deux motos et les participantes venues les accompagner.

Je suis Pauline Roussel, journaliste culinaire et consultante en arts de la table depuis plus de quinze ans. Diplomee en management de l’hotellerie-restauration a l’Institut Paul Bocuse et ancienne critique gastronomique pour un guide regional Gault&Millau, j’ai explore cuisines de terroir et tables etoilees. Mon travail m’a menee des bistrots parisiens aux auberges familiales italiennes, avec une attention particuliere pour le lien entre gastronomie, voyage et art de recevoir a la maison. Je partage ici mes experiences concretes, mes methodes d’organisation et mes adresses preferees pour aider chacun a cuisiner mieux et accueillir avec confiance.
L’article Deux motardes traversent 38 États en 24 jours : au bout de 21 900 km, leur tracé GPS dessine une image géante est apparu en premier sur Keops-ingenierie.fr.