Même l’IA ne peut pas y toucher : Bill Gates révèle quels sont les trois emplois à l’avenir assuré

Depuis les États-Unis, Bill Gates estime que certaines activités resteront durablement liées au jugement, à la créativité et à la responsabilité humaine.

Fin septembre 2026, le média en ligne colombien La Kalle rapporte les réflexions du cofondateur de Microsoft sur les effets de l’intelligence artificielle sur l’emploi. Selon lui, cette technologie va transformer un grand nombre de postes, sans pour autant éliminer le besoin de professionnels capables de réfléchir, d’arbitrer et d’agir face à l’imprévu.

Trois domaines où l’humain garde une place centrale

L’intelligence artificielle sait déjà rédiger des textes, produire du code informatique, trier des volumes considérables de données et repérer des corrélations en quelques secondes. Ces capacités changent la manière de travailler dans de nombreux secteurs.

Bill Gates ne présente pas cette évolution comme la disparition pure et simple du travail humain. Il estime plutôt que les missions les plus répétitives ou les plus standardisées peuvent être automatisées, tandis que certaines professions conserveront une dimension humaine forte.

Les métiers qui mobilisent le raisonnement, la créativité, la prise de décision et l’adaptation à des situations nouvelles pourraient rester particulièrement difficiles à automatiser entièrement.

Trois domaines ressortent dans l’analyse relayée par La Kalle :

  • le développement de logiciels et d’outils d’intelligence artificielle ;
  • les métiers liés à l’énergie durable ;
  • la biologie moléculaire et la recherche scientifique.

Le développement des outils d’intelligence artificielle

Le premier secteur peut sembler paradoxal. Les outils d’intelligence artificielle sont capables de générer du code et d’assister les programmeurs. Pourtant, les personnes qui conçoivent les logiciels et bâtissent ces systèmes resteraient indispensables.

Écrire des lignes de code n’est qu’une partie du travail. Un développeur doit aussi comprendre le besoin réel d’une entreprise ou d’un utilisateur, définir les priorités, choisir l’architecture technique, anticiper les failles et contrôler la qualité du résultat.

Dans un projet concret, les consignes ne sont pas toujours claires dès le départ. Les besoins peuvent évoluer, les contraintes apparaître tardivement et plusieurs solutions techniques peuvent être possibles. Un outil automatisé peut proposer une réponse, mais un professionnel doit juger si elle est fiable, adaptée et sûre.

Un rôle appelé à évoluer

L’intelligence artificielle pourrait faire évoluer le quotidien des développeurs. Au lieu de consacrer une large part de leur temps à produire du code, ils pourraient davantage encadrer les outils, vérifier leurs propositions et corriger les erreurs.

Cette supervision compte aussi pour repérer des biais, des défauts de sécurité ou des résultats incompatibles avec les objectifs d’un projet. Les compétences recherchées ne se limiteraient donc pas à la maîtrise d’un langage informatique. Elles incluraient l’analyse, la compréhension des usages et la capacité à prendre des décisions techniques.

L’énergie durable, entre technique et choix collectifs

Le deuxième domaine cité concerne l’énergie durable. La transition énergétique repose sur des infrastructures, des réseaux, des ressources et des décisions qui touchent à la fois les entreprises, les pouvoirs publics et les consommateurs.

L’intelligence artificielle peut aider à analyser des données, à anticiper certains besoins ou à améliorer le fonctionnement d’installations. Elle peut aussi identifier des tendances utiles dans des ensembles complexes d’informations.

Pour Bill Gates, relayé par La Kalle, l’outil ne remplace pas la capacité à négocier, coordonner des acteurs aux intérêts différents ou réagir à un changement économique, réglementaire ou politique.

Dans l’énergie, une décision ne repose pas uniquement sur un calcul : elle peut engager des enjeux techniques, économiques, réglementaires et collectifs.

Les professionnels du secteur interviennent sur des sujets très variés : production, distribution, approvisionnement, infrastructures ou règles applicables. L’expérience du terrain et l’évaluation des conséquences d’une décision restent donc déterminantes.

La recherche en biologie moléculaire

Le troisième domaine rassemble les scientifiques travaillant en biologie moléculaire, en biotechnologie et dans la recherche. L’intelligence artificielle peut déjà examiner très rapidement des masses de données difficiles à traiter par des méthodes classiques.

Elle peut soutenir les chercheurs dans l’identification de schémas ou accélérer certaines étapes d’analyse. Cela ne suffit pas à faire avancer une recherche à elle seule. Les scientifiques doivent encore poser les bonnes questions, imaginer des hypothèses, évaluer les résultats et choisir les expériences qui permettront de les tester.

Les travaux liés à la médecine personnalisée, à l’édition génétique ou aux maladies futures demandent une expertise pointue. Ils exigent aussi une pensée critique, car un résultat statistique n’apporte pas automatiquement une explication scientifique.

Une aide, pas un chercheur autonome

Dans ce domaine, l’intelligence artificielle agit comme un outil d’appui. Elle peut accélérer l’exploitation de données, mais l’interprétation reste une étape décisive. Un chercheur doit déterminer si un résultat mérite d’être vérifié, s’il correspond à une réalité biologique et quelles limites peuvent affecter l’analyse.

La créativité scientifique conserve aussi un poids particulier. Formuler une hypothèse nouvelle ou changer d’angle face à un problème non résolu ne relève pas seulement du traitement automatique d’informations existantes.

Ce que cela implique en France

En France, les trois domaines évoqués ont des équivalents directs : développeurs de logiciels, ingénieurs et techniciens de l’énergie, chercheurs en biologie moléculaire ou en biotechnologie. Les organismes publics de recherche, dont le CNRS et l’Inserm, participent notamment à des travaux scientifiques dans ces champs.

Dans l’énergie, les choix liés aux réseaux, à la production et à la régulation font intervenir des entreprises, des collectivités et des autorités publiques. L’intelligence artificielle peut faciliter certaines prévisions ou analyses, sans se substituer aux responsables qui arbitrent les projets et leurs conséquences.

Pour les salariés comme pour les étudiants, le message n’est pas qu’un métier serait protégé sans condition. Les outils évoluent vite et modifient les tâches. Les activités qui combinent connaissances spécialisées, contrôle des résultats et responsabilité dans la décision semblent mieux placées pour intégrer ces technologies plutôt que les subir.

Un exemple simple permet de comprendre cette différence : un logiciel peut produire une ébauche de programme en quelques instants. Il ne connaît pas nécessairement les besoins réels du client, les risques propres à son activité ou les conséquences d’une erreur pour les utilisateurs. C’est précisément là que l’intervention humaine prend toute sa valeur.

La même logique vaut dans un laboratoire ou dans un projet énergétique. L’outil peut fournir une analyse, mais il ne porte pas la responsabilité scientifique, technique ou collective du choix final.

Je suis Pauline Roussel, journaliste culinaire et consultante en arts de la table depuis plus de quinze ans. Diplomee en management de l’hotellerie-restauration a l’Institut Paul Bocuse et ancienne critique gastronomique pour un guide regional Gault&Millau, j’ai explore cuisines de terroir et tables etoilees. Mon travail m’a menee des bistrots parisiens aux auberges familiales italiennes, avec une attention particuliere pour le lien entre gastronomie, voyage et art de recevoir a la maison. Je partage ici mes experiences concretes, mes methodes d’organisation et mes adresses preferees pour aider chacun a cuisiner mieux et accueillir avec confiance.

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