
En France, ces feux peuvent améliorer la visibilité par mauvais temps, mais leur allumage reste soumis à des règles strictes.
La page source, mise à jour le 13 février 2025, rappelle les dispositions françaises du Code de la route applicables aux feux de brouillard. Leur usage n’est pas imposé aux automobilistes, mais il ne peut pas non plus être laissé à la seule appréciation du conducteur : une utilisation injustifiée peut coûter 135 euros.
Des feux utiles lorsque la visibilité se dégrade
Les feux de brouillard se distinguent des autres éclairages présents sur une voiture. À l’avant, ils projettent une lumière blanche ou jaune, placée bas sur le véhicule. À l’arrière, ils diffusent une lumière rouge très intense, conçue pour rendre l’automobile plus visible des conducteurs qui la suivent.
Ils trouvent leur utilité lors d’un brouillard dense, d’une chute de neige ou d’une forte pluie. Dans ces situations, les feux de croisement peuvent ne plus suffire à signaler la présence du véhicule ou à éclairer correctement la chaussée.
Les feux de brouillard ne sont pas obligatoires, mais leur emploi est autorisé lorsque les conditions météorologiques réduisent réellement la visibilité.
Le Code de la route distingue nettement les feux avant des feux arrière. Cette différence évite notamment de gêner les autres usagers avec un éclairage trop puissant.
Quand allumer les feux avant
Les feux de brouillard avant peuvent être utilisés en cas de brouillard, de chute de neige ou de forte pluie. Ils peuvent remplacer les feux de croisement ou venir les compléter. Cette règle vaut aussi bien en agglomération qu’en dehors des villes.
Sur une route étroite et sinueuse située hors agglomération, ils peuvent également compléter les feux de route. Cette possibilité impose une attention particulière à l’arrivée d’un autre véhicule. Le conducteur doit alors éviter tout risque d’éblouissement.
Une visibilité qui doit être vraiment réduite
Allumer les antibrouillards avant lors d’une averse légère ou sous un ciel gris n’est pas justifié. La source évoque une visibilité qui descend autour de 150 à 200 mètres pour envisager leur emploi. Dès que la météo s’améliore, le conducteur doit les éteindre.
- Brouillard : les feux avant sont autorisés.
- Neige : les feux avant sont autorisés.
- Forte pluie : les feux avant sont autorisés.
- Temps clair ou pluie modérée : ils ne doivent pas rester allumés.
Leur position basse limite le phénomène de réflexion de la lumière sur les gouttelettes d’eau ou les flocons. Les feux de route, eux, peuvent produire un écran lumineux devant le conducteur lorsque le brouillard est épais.
Les feux arrière ne s’utilisent jamais sous la pluie
Les feux arrière de brouillard obéissent à une règle plus restrictive. Ils sont autorisés uniquement en cas de brouillard ou de neige, lorsque la visibilité devient très faible. La page source évoque un seuil d’environ 100 mètres.
Ils sont interdits sous une forte pluie. Leur lumière rouge est particulièrement puissante et peut éblouir le conducteur qui suit, surtout lorsque la chaussée est mouillée et réfléchit davantage les éclairages.
Un feu arrière de brouillard est fait pour être repéré dans une nappe de brouillard ou une neige dense, pas pour rouler sous une averse.
Un automobiliste peut ainsi utiliser les feux avant pendant une pluie intense, tout en laissant éteint le feu arrière de brouillard. C’est l’une des erreurs les plus fréquentes sur la route, notamment sur autoroute lorsque les conditions deviennent changeantes.
Le cas des croisements et des routes sinueuses
Hors agglomération, les feux de brouillard avant peuvent accompagner les feux de route sur une chaussée étroite et sinueuse. Cette combinaison permet de mieux distinguer le bord de la route et les virages lorsque le temps est mauvais.
Elle ne doit pas perdurer à l’approche d’un autre usager. Le Code de la route impose de repasser en feux de croisement dès qu’un risque d’éblouissement existe. Les feux de brouillard avant utilisés avec les feux de route doivent alors être coupés en même temps que les pleins phares.
Cette précaution concerne les automobilistes, les motards, les cyclistes et les piétons. Sur une route sombre, un éclairage mal utilisé peut masquer les repères visuels ou gêner fortement la perception des distances.
Ce que prévoit le Code de la route en France
En France, l’article R416-7 du Code de la route encadre l’usage des feux de brouillard. Il autorise les feux avant lors de brouillard, de chute de neige ou de forte pluie. Les feux arrière, eux, sont réservés au brouillard et à la neige.
La règle française ne rend donc pas obligatoire l’allumage des feux de brouillard. Un véhicule peut circuler avec les dispositifs d’éclairage adaptés, comme les feux de croisement, sans que l’absence d’antibrouillards allumés entraîne automatiquement une sanction.
Lorsque la visibilité devient inférieure à 50 mètres, l’article R413-4 fixe une vitesse maximale de 50 km/h sur l’ensemble des réseaux routier et autoroutier. Les feux ne dispensent jamais le conducteur d’adapter son allure et ses distances de sécurité.
| Situation | Feux avant | Feux arrière |
|---|---|---|
| Brouillard dense | Autorisés | Autorisés si la visibilité est très réduite |
| Chute de neige | Autorisés | Autorisés si la visibilité est très réduite |
| Forte pluie | Autorisés | Interdits |
| Temps clair ou pluie modérée | Interdits sans nécessité | Interdits sans nécessité |
Une amende de 135 euros en cas d’usage abusif
Circuler avec des feux de brouillard allumés sans raison constitue une contravention de quatrième classe. L’amende forfaitaire est fixée à 135 euros. Elle peut être ramenée à 90 euros en cas de paiement rapide et atteindre 375 euros lorsqu’elle est majorée.
Cette infraction n’entraîne pas de retrait de point sur le permis de conduire, selon les éléments rapportés par la source. Elle vise surtout à lutter contre l’éblouissement, qui peut surprendre un automobiliste et réduire son confort visuel.
Un feu défectueux peut aussi être sanctionné. La page source mentionne une amende de 68 euros si un dispositif de feu antibrouillard est cassé ou si son ampoule ne fonctionne plus.
Le bon réflexe au volant
Avant d’allumer les antibrouillards, le conducteur peut se poser une question simple : la visibilité est-elle réellement altérée au point de rendre les feux habituels insuffisants ? Si la réponse est non, les feux de croisement restent le choix adapté.
Lorsque la brume se dissipe ou que la sortie d’une zone enneigée rend la route à nouveau visible, il faut penser à désactiver les feux arrière de brouillard. Leur voyant lumineux, souvent orange sur le tableau de bord, permet de vérifier qu’ils ne sont pas restés allumés par inadvertance.
Par temps de brouillard, l’éclairage ne remplace pas les autres mesures de prudence : ralentir, augmenter la distance avec le véhicule précédent et éviter les dépassements risqués restent les gestes les plus utiles face à une visibilité réduite.

Je suis Pauline Roussel, journaliste culinaire et consultante en arts de la table depuis plus de quinze ans. Diplomee en management de l’hotellerie-restauration a l’Institut Paul Bocuse et ancienne critique gastronomique pour un guide regional Gault&Millau, j’ai explore cuisines de terroir et tables etoilees. Mon travail m’a menee des bistrots parisiens aux auberges familiales italiennes, avec une attention particuliere pour le lien entre gastronomie, voyage et art de recevoir a la maison. Je partage ici mes experiences concretes, mes methodes d’organisation et mes adresses preferees pour aider chacun a cuisiner mieux et accueillir avec confiance.
L’article Feux de brouillard : quand faut-il vraiment les allumer, et quelle amende risquez-vous si vous vous trompez est apparu en premier sur Keops-ingenierie.fr.