Les mains à « 10 h 10 » sur le volant : les experts sont unanimes, cette position n’est plus recommandée et voici celle qu’il faut adopter

Aux États-Unis, les conseils sur la tenue du volant ont évolué avec la généralisation des airbags dans les voitures.

Publié en avril 2012 et mis à jour en mai 2013, un sujet de la chaîne régionale américaine NBC Bay Area rappelle que certains réflexes appris il y a des décennies peuvent exposer les conducteurs à des blessures lors d’un choc. La recommandation ne vise pas à compliquer la conduite, mais à laisser davantage d’espace au déploiement de l’airbag.

Pourquoi la position à « 10 h 10 » est remise en cause

Pendant longtemps, les moniteurs de conduite ont souvent présenté la position des mains à « 10 h 10 », ou à « 10 h 2 », comme une référence. L’image d’un cadran d’horloge permettait aux élèves de visualiser facilement où placer leurs mains sur le volant.

Cette habitude s’est installée bien avant que les airbags frontaux deviennent un équipement largement répandu. Or, ces dispositifs modifient la façon dont le conducteur doit se protéger dans l’habitacle. En cas de collision, l’airbag contenu au centre du volant se gonfle brutalement pour former un coussin entre la personne au volant et les éléments rigides du véhicule.

D’après les spécialistes de la conduite cités par NBC Bay Area, les mains positionnées trop haut risquent de se trouver directement sur la trajectoire du coussin gonflable. Le mouvement de l’airbag peut alors repousser les bras vers le visage.

Placer ses mains trop près de la partie supérieure du volant peut augmenter le risque de blessure lorsque l’airbag se déploie.

Le média américain rapporte que les situations les plus graves peuvent provoquer des blessures aux doigts, aux mains ou aux bras. Dans des cas plus fréquents, les bras projetés vers le visage peuvent entraîner un choc au nez ou à la tête. Ces conséquences dépendent de nombreux éléments : la violence de l’accident, la position du siège, le port de la ceinture et la distance entre le conducteur et le volant.

La position recommandée : « 9 h 15 »

Les organismes de sécurité routière américains évoqués dans le reportage conseillent plutôt de placer les mains à « 9 h 15 », ou selon une autre représentation à « 9 h 3 ». Les deux mains se situent alors à hauteur médiane, de chaque côté du volant.

Cette position offre plusieurs avantages pratiques. Elle laisse plus de place au-dessus des mains, là où l’airbag se déploie. Elle permet aussi de conserver une prise équilibrée et de réagir rapidement à un changement de trajectoire, à un obstacle ou à une perte d’adhérence.

  • La main gauche se place sur le côté gauche du volant, vers « 9 heures ».
  • La main droite se place sur le côté droit, vers « 3 heures ».
  • Les pouces restent posés sans se crisper à l’intérieur des branches du volant.
  • Les épaules doivent rester détendues afin de ne pas fatiguer les bras inutilement.
  • Le conducteur garde les deux mains disponibles lorsque la situation l’exige.

Adopter cette posture ne dispense évidemment pas de porter correctement sa ceinture. L’airbag et la ceinture constituent un ensemble : la ceinture limite le déplacement du corps vers l’avant, tandis que l’airbag amortit le choc. Un conducteur trop proche du volant ou mal attaché s’expose à un risque accru de blessure au moment du déclenchement.

Un changement qui demande parfois du temps

Le reportage indique que plusieurs automobilistes ne se montrent pas opposés à cette évolution. Ils reconnaissent pourtant qu’il est difficile d’abandonner une position acquise au fil des années. La conduite repose en grande partie sur des automatismes. Modifier la place des mains peut donc sembler inhabituel lors des premiers trajets.

Une adaptation progressive suffit souvent. Le conducteur peut penser à sa position dès l’installation dans le véhicule, avant de démarrer. Après quelques déplacements, le geste devient plus naturel. L’objectif n’est pas de serrer constamment le volant : il s’agit de conserver une maîtrise suffisante sans tension excessive.

Quelle situation en France ?

En France, le Code de la route ne fixe pas une position des mains exprimée comme les chiffres d’une horloge. Il impose en revanche au conducteur de rester en état et en position d’exécuter sans délai les manœuvres qui lui incombent. La maîtrise du véhicule constitue donc le principe central.

La Sécurité routière et les écoles de conduite insistent sur le fait de tenir son volant avec les deux mains lorsque les circonstances l’exigent, notamment dans les virages, à l’approche d’une intersection, sur route sinueuse ou dans un environnement dense. Les méthodes d’apprentissage ont aussi évolué afin de prendre en compte la présence des airbags.

En France comme aux États-Unis, la bonne posture ne se limite pas à l’emplacement des mains : réglage du siège, distance avec le volant et ceinture attachée participent tous à la protection du conducteur.

Avant de prendre la route, le dossier doit permettre de garder le dos appuyé, avec une distance suffisante pour tourner le volant sans tendre complètement les bras. Les jambes ne doivent pas être verrouillées face aux pédales. Une position trop allongée réduit la précision des gestes ; une position trop rapprochée place le thorax et le visage trop près de l’airbag.

Les gestes à éviter au volant

La tenue du volant peut se dégrader au cours d’un trajet, parfois sans que le conducteur s’en aperçoive. Poser une main en haut du volant, conduire d’une seule main ou croiser durablement les bras ne procure pas la même capacité de réaction qu’une prise latérale et stable.

Voici quelques comportements qui peuvent réduire le contrôle du véhicule :

  • garder un téléphone dans une main, même à l’arrêt dans une circulation instable ;
  • tenir le volant seulement du bout des doigts ;
  • laisser les mains à l’intérieur du volant pendant une manœuvre ;
  • adopter une posture trop relâchée sur les longs trajets ;
  • régler le siège ou le volant une fois la voiture déjà en mouvement.

La position des mains doit aussi s’adapter à la manœuvre. Lors d’un virage lent, les techniques enseignées en auto-école permettent de guider le volant sans garder les bras croisés devant l’airbag. Cette précaution aide à conserver un meilleur contrôle et limite l’exposition des avant-bras en cas de choc imprévu.

Le rôle du réglage du volant

Dans de nombreux véhicules, le volant se règle en hauteur et en profondeur. Son centre doit idéalement être orienté vers le haut du torse plutôt que vers le visage. Le conducteur doit conserver une distance raisonnable avec l’airbag, sans s’installer si loin qu’il ne pourrait plus appuyer correctement sur les pédales ou tourner le volant avec aisance.

Un détail mérite aussi l’attention : les objets placés sur le volant ou collés sur son centre peuvent devenir dangereux lors du déclenchement de l’airbag. Le même principe vaut pour une posture penchée vers l’avant. L’airbag est conçu pour compléter la ceinture, pas pour remplacer les réflexes de sécurité et un bon réglage du poste de conduite.

Je suis Pauline Roussel, journaliste culinaire et consultante en arts de la table depuis plus de quinze ans. Diplomee en management de l’hotellerie-restauration a l’Institut Paul Bocuse et ancienne critique gastronomique pour un guide regional Gault&Millau, j’ai explore cuisines de terroir et tables etoilees. Mon travail m’a menee des bistrots parisiens aux auberges familiales italiennes, avec une attention particuliere pour le lien entre gastronomie, voyage et art de recevoir a la maison. Je partage ici mes experiences concretes, mes methodes d’organisation et mes adresses preferees pour aider chacun a cuisiner mieux et accueillir avec confiance.

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